Structure spatiale inconsciente

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J’étudie des EMC (Etat de Conscience modifié) lors desquels une structure de l’espace apparait et s’impose aux sujets. Les sujets ressentent cette structure comme des “murs”, des “frontières” invisibles, mais que le corps ne peut franchir.

J’étudie cette structure spatiale en distinguant corps vivant et corps vécu, à partir des travaux de Barnard Andrieu.

J’ai pu montrer que cette structure s’impose à plusieurs sujets, en les mettant en relation inconsciente, d’une part. Et qu’elle suit des principes toujours identiques quelque soit les sujets impliqués. Elle est donc objective d’une certaine façon quoique latente. Je la comprend comme une structure archétypique, c’est-à-dire comme un objet de l’inconscient collectif pouvant s’extérioriser.

J’ai décrit l’apparition de ces frontières et de cette structure géométrique dans un article, “Le mandala comme espace originel, du dessin à la danse, selon C.G. Jung”, avec Bernard Andrieu, pour la revue Demeter de Lille3.

On retrouve l’expérience de cette structure, de l’apparition de ces frontières, chez Ueshiba Morihei, en fait l’un des principes de son art (l’aikidō et la danse Kagura Mai)

On la trouve également décrite par Gurjieff. la forme la plus élémentaire de cette structure est celle du cercle enfermant. On en retrouve encore l’idée dans la mythologie ou les contes populaires.

Extrait du film “Rencontre avec des hommes remarquables”, retraçant la vie de Gurjieff. Ici, un enfant ne peut sortir du cercle. Gurjieff s’interroge sur la nature du phénomène : est-il subjectif ou objectif ?